Prosopographie des commandants d’escadrilles françaises pendant la Première guerre mondiale.

Directeur / directrice de thèse
Directeur / directrice de thèse hors CRULH
BRUN Christian
Date de soutenance
Membres du jury CRULH
Membres du jury hors CRULH
BOULANGER Philippe, Rapporteur
LALOUX Ludovic, Rapporteur
ROBERT-HAUGLUSTAINE Anne-Catherine, Examinatrice
D'ABZAC EPEZY Claude, Examinatrice
Lieu de la soutenance
Salle G04, Campus lettres et sciences humaines, Nancy

L’Aviation française de la Première guerre mondiale a fait l’objet de nombreux travaux trop souvent consacrés à ses pilotes de chasse et à leur élite, les As. A l’entrée en guerre, le Grand Quartier Général qui croit en une guerre courte ne compte pas trop sur son aviation. Néanmoins, le rôle joué par cette dernière dans les premiers jours de la guerre conduit l’état-major à reconsidérer sa pensée et décider de la constitution de nouvelles escadrilles, ces unités de base de l’aviation française. L’aviation se voit rapidement confier de nouvelles missions en plus de l’observation, pour assurer du réglage d’artillerie, du bombardement puis avec l’arrivée de la chasse, le combat aérien. Le nombre de pilotes s’est rapidement montré insuffisant et un appel aux volontaires est lancé. De nouvelles spécialités se mettent en place avec les observateurs et les bombardiers. L’entrée des volontaires modifie les profils des chefs d’escadrilles d’avant-guerre. Notre travail est réalisé à partir des dossiers militaires de 874 officiers qui ont commandé une escadrille. Qu’ils soient militaires de carrière, personnels mobilisés, engagés volontaires, artilleurs, cavaliers, fantassins, issus des grandes écoles militaires ou d’ingénieurs, diplômés ou non, mais également pilotes ou observateurs, les éléments collectés nous permettent d’identifier les différents parcours qui leur ont permis d’arriver à ces postes. La guerre vient modifier les règles d’avancement et de sélection permettant la mise en place d’un ascenseur social au profit de personnels méritants qui se sont révélés dans l’accomplissement de leurs missions. L’exploitation de nos résultats met en lumière la réussite de ces officiers, moins expérimentés, souvent moins gradés et plus jeunes que leurs prédécesseurs, dans des postes de plus en plus exigeants. Véritables exemples pour leur équipages, ils les conduisent au combat. Si de nombreux officiers restent dans l’Armée à la fin de la guerre et contribuent ainsi à la naissance de l’Armée de l’air, d’autres, moins nombreux, rejoignent le monde civil où ils vont participer à la grande aventure de l’aviation civile.